La quête de Bouclette & Barbichette

Epilogue.

 

Voilà.

 

La quête de Bouclette et Barbichette se termine ici et maintenant.

 

 

Cela fait des semaines que nous sommes rentrés. Régulièrement, on nous demande la parution de cet ultime article, la fin annoncée de ces heures de travail, de ces lignes de bonheur. Régulièrement, je réponds dans le vide, évasif, oui oui ça arrive c'est pour bientôt promis mais en fait non foutez moi la paix j'veux jamais que ça finisse...

Entre temps, l'accueil de Kat a Paris a été un petit moment plein de délicatesse(s) à notre intention, merci !!

Entre temps, on a couru, comme des fous, Grenoble-Valence-Grenoble-Toulouse, retrouvé la famille-les amis-le monstre à poil-l'appart-le boulot, le tout en dix jours trop courts, et VLAN, DANS TA GUEULE !!

Entre temps, j'ai découvert le pays d'Autan et son vent (et j'ai vraiment aimé ça), et Camille les sous-sols de l'institut de cancérologie de Toulouse (elle, moins).

Entre temps, j'ai revu Hélène et Nadav, nos camarades de la fin du bout du monde, lors d'une trop courte soirée pluvieuse à Lyon. Hélène autant enceinte qu'on peut l'être, se trimballant les sacs de 25 kilos de croquettes de leurs deux chiens pour accélérer la mise en travail. Nadav très zen en comparaison, bricolant des meubles dans l'appartement. Tous les deux toujours aussi attachants et drôles, et bien sûr si accueillants (ce dont je ne doutais pas)...

Entre temps, Poupik, voyageuse précoce et trekkeuse in utero de choc, a montré le bout de son petit nez, et je peux vous dire qu'elle est belle, cette gamine, cette petite Emma, avec ses grands yeux curieux (merci pour la photo)...

Entre temps, Benjamin Roux-Du-Bouc a clôturé le second tome des aventures de Petit Mougin dans le Drôle de Monde. Discrètement. Sans fanfare ni trompette. Après avoir fait rêver tous ses lecteurs, et en avoir fait pleurer plus d'un, sans doute. Une aventure se termine, une autre commence... L'amitié reste.

Entre temps, Les Glücks, rencontrés au Pérou, sont rentrés en France, finissant leur tour du monde de façon anticipée, fatigués mais heureux, après avoir alimenté mes soirées castraises de longues lectures de leur blog...

Entre temps, Adeline et François sont aussi rentrés, les cheveux d'Adeline ont repoussé et François est devenu Docteur.

Entre temps, Justine et Cyril ont continué à tracer leur route vers le Brésil, puis l'Afrique, puis l'Asie. Ils la tracent toujours, en Birmanie au dernières nouvelles...

Entre temps, la moto de Gigi le Rrrrroooooouuuuuxxxx, notre ICAM de Lille qui visitait l'Amérique du Sud en chevauchant fièrement sa 125, a traversait l'Atlantique et rejoint les côtes françaises pour continuer à totaliser des bornes, non plus sur des pistes poussiéreuses mais sur le bitume humides des routes du Nord, c'était les corons, la terre, c'était le charbon, le ciel, c'était l'horizon, les hommes, des mineurs de fond...

Entre temps, des enfants sont nés, d'autres sont à venir, des couples se sont mariés, d'autres séparés... La vie a suivi son cours sans nous attendre...

Entre temps, nous sommes repartis en vacances en Espagne en avril. Nous avons dégusté des mojitos avec des pailles géantes à Barcelone, visité l'Aragonais et ses longues étendues désertiques, et avons retrouvé Guillaume "Vamos chicos", Gauthier l'Homme aux Mocassins à Glands et Petit-Gauthier le temps d'un week-end de folie à Madrid.

Merci d'avoir accepté les vieux dans votre cercle, merci pour les tapas, les tortillas et les mètres de sangria, merci pour les coups de matraques, merci pour les tournées des bars, merci pour Guernica, merci pour Pierre Bachelet, merci pour FC Barcelona - Real de Madrid à grands coups de pintes et de cacahuètes, merci pour tout ça. C'était TRRRROOOOP bien !!!

Et surtout n'oubliez pas : "TONIGHT, WE ARE YOUNG !!!".

http://www.youtube.com/watch?v=Sv6dMFF_yts



Publié à 19:30, le 8 juillet 2012, Toulouse
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Buenos Aires, où nous étions bien...

 

Cette fois, l'aventure est bien finie...

...parce que j'avais commencé à écrire cette ultime histoire dans l'avion du retour, puis dans le TGV nous ramenant de Paris à Grenoble il y a plusieurs mois déjà...

... parce que les tentatives ultérieures de se remettre à l'écriture ont été vaines, et parce que je reprends ces lignes le coeur au bord des yeux des semaines plus tard, obligé d'en modifier certains passages qui n'ont plus de raison d'être, alors que mes doigts foulent le clavier gris au milieu d'une triste chambre d'internat castrais...

... parce que nous avons toujours publié nos articles du blog avec 10 à 15 jours de retard au cours du voyage, mais nous étions encore dans l'instant, à chaque fois si proche, si palpable...

... parce que cette fois c'est bien fini, et parce que je me remémore ces 7 derniers jours dans la capitale argentine avec l'impression qu'ils sont bien loins derrière nous, teintés d'un voile de douce mélancolie, déformés aussi par la joie d'avoir retrouvé la famille et les amis, et par la rudesse du retour au travail...

Parce que cette fois, c'est bien fini...

 

 

Pour nous deux, Buenos Aires aura été une belle rencontre.

Une mégalopole de 3 millions d'âmes, pas loin de 14 millions en tenant compte de l'agglomération, soit près de 40 % de la population argentine. Une cité qui nous aura réconciliés avec les grandes villes, après la déception du passage à Córdoba (seconde ville du pays, rappelez-vous : le saut en chute libre, les papiers volés...), en nous faisant pétiller les papilles et gentiment tourner la tête... 

On nous avait dit beaucoup de choses à propos de cette gigantesque métropole ; qu'elle pouvait être dangereuse et que certains voyageurs l'avaient détestée, n'y restant que quelques heures/jours dans un profond malaise ; que ceux qui avaient pris le temps d'aller à sa rencontre, sans préjugé, sans idée reçue, avec les mirettes grandes ouvertes et le nez en l'air, avaient été comblés... Nous avons fait partie de cette seconde catégorie de personnes, nous régalant tous les jours le long de nos promenades, découvrant tour à tour de beaux édifices coloniaux et d'immenses parcs, de pittoresques cafés et de charmants marchés en plein air...

Cet ultime article sera à appréhender comme une douce ballade ; il n'y aura pas d'envolée lyrique, pas d'anecdote croustillante, pas de plaisanterie concernant nos camarades de voyage... Mais des photos en-veux-tu-en-voilà, des touches de couleurs, des petits airs de tango entendus en passant, des odeurs de café et de chocolat, tout ça tout ça, oui !!!

 

Un petit paragraphe histoire de mieux s'orienter, car Buenos Aires est une cité immense, mais dont la plupart des sites sont situés dans quelques quartiers relativement faciles d'accès (une fois de plus et pour la dernière fois, merci Lonely  Planet !).

Au centre de la ville, le Microcentro (où se trouve notre auberge de jeunesse, cf. visite plus loin), quartier d'affaires rempli de banques et d'institutions. Au sud, San Telmo, connu pour le tango, les petites boutiques, les troquets et le marché aux antiquités du dimanche. Plus au sud encore, La Boca, ses maisons colorées de tôle ondulée et son stade La Bombonera (stade de Boca Juniors, l'ancienne équipe de Diego Maradona). A l'est, l'ancien port réhabilité et les quais de Puerto Madero. A l'ouest, Congreso est le centre politique de la ville. Retiro et Recoleta au nord sont deux quartiers huppés, riches de nombreux musées et magasins. Plus au nord encore, Palermo et Belgrano sont des quartiers bourgeois possédant certains des plus beaux parcs de la ville. En tout, Buenos Aires se partage en 48 barrios (quartiers) officiels, dont nous ne verrons en une semaine qu'une infime partie...

 

J128, vendredi 14 octobre 2011.

Après un départ express (cf. avant-dernier article) et quelques heures de vol calme depuis Ushuaia en compagnie de Nadav et Hélène, à jouer au barbu dans l'atmosphère confinée de l'avion, nous apercevons les lueurs nocturnes de la capitale. Imaginez un peu les lumières d'une agglomération de 14 millions d'âmes... Un spectacle magnifique, véritable ballet de petites lucioles, dont nous ne garderons hélas qu'une trace mnésique, n'ayant pas pris d'appareil photo dans la cabine.

Arrivés à près de 2 heures du matin, nous décidons de finir notre nuit à l'Aeroparque Jorge Newbery ; chose faite derrière un stand LG, affalés en rang d'oignons contre le comptoir...

 Puis direction l'hostal Portal Del Sur, afin de prendre un copieux petit déjeuner à grand renfort de dulce de leche (décidément une grande découverte, cette dulce de leche, on ne le dira jamais assez...) dans le grand patio lumineux de l'hôtel, en attendant que nos chambres se libèrent...

*

Après quelques heures de repos et de farniente dans les canapés, à planifier les jours suivants et à récupérer de notre courte nuit aéroportuaire, nous décidons d'aller découvrir le locro (ragout à base de courge, maïs et haricots) dans un petit restaurant, au milieu d'une chouette décoration hétéroclite.

 

On enchaîne par une douce flânerie dans le Microcentro, afin de dépenser nos derniers pesos en souvenirs et cadeaux.

La Plaza de Mayo.

 

 Le Cabildo (l'ancien hôtel de ville datant du 18ème siècle, désormais musée).

 La Casa Rosada (l'équivalent du Palais de l'Elysée, qui accueille les bureaux de la Presidenta Cristina Kirchner).

La Calle Florida, une des artères piétonnes les plus touristiques.

L'Avenida 9 de Julio, la plus large du monde avec ses 16 voies, et l'Obelisco de 67 mètres de haut qui trône au milieu.

 

Après avoir finalisé nos emplettes, nous remontons par Congreso, direction la Plaza Tribunales et ses énormes arbres trônant devant le Teatro Colón (datant du 19ème siècle, c'est un des plus beaux opéra du monde), le Teatro Cervantes et le Templo de la Congregación Israelita (plus grande synagogue d'Argentine). Sur la place, tout autour de nous, l'Argentin boit le mate et ça le fait !

El Teatro Colón.

El Templo de la Congregación Israelita. 

Plus loin, nous tombons sur un couple de danseurs de tango devant les Galerías Pacífico. La danseuse est carnassière, le petit jeune essaie de mener ce qu'il peut mais personne n'est dupe, c'est madame qui porte la culotte ! Les Argentins profitent eux aussi du spectacle, qui n'est pas réservé qu'aux touristes que nous sommes.

Nous finissons la journée à Retiro, sur l'immense Plaza Libertador General San Martín, entourée de musées, d'où l'on aperçoit le Torre de Los Ingleses.

 

J129 Sam 15/10.

En sortant de l'hôtel ce matin, surprise, nous ne sommes plus en Argentine mais de retour en Bolivie. A l'occasion d'un festival folklorique, de très nombreux groupes ont fait le déplacement le temps d'un défilé sur l'Avenida de Mayo ; on se croirait de retour en arrière, quelques semaines plus tôt, dans les rues de Tupiza.

Nos pas nous mènent d'abord vers la Plaza Del Congreso, où trône le Monumento a Los Dos Congresos et le Palacio Del Congreso, lieu de manifestation par excellence des Argentins avec la Plaza de Mayo.

 

Plus loin, on entrevoit le Palacio de Las Aguas Corrientes, bel édifice couvert de quelques 170 000 carreaux vernissés et 130 000 briques émaillés, qui abrite... une usine de traitement des eaux, surprenant quand on voit l'architecture soignée du bâtiment.

El Palacio de Las Aguas Corrientes.

Arrivés à Recoleta, on flânons dans dans le grand marché artisanal sur la Plaza Intendente Alvear. Dans les allées, des artisans bijoutiers, des potiers, des artistes peintres, des photographes, des couturiers... Tout ce petit monde s'agite et se promène devant le parvis de l'Iglesia de Nuestra Señora Del Pilar, et tout autour de nous, l'Argentin boit le mate et ça le fait !

Iglesia de Nuestra Señora Del Pilar.

Au carrefour, deux mimes se donnent en spectacle.

Avant de rentrer, impossible de ne pas aller voir la Floralis Genérica, une immense sculpture en forme de fleur qui s'ouvre le jour et se referme au crépuscule, et dont la signification nous reste obscure... Mais elle est belle quand même, alors on ne réfléchit pas trop...


J130 Dim 16/10.

L'intention de début était pourtant noble, en ce beau dimanche matin : visiter l'Iglesia San Ignacio, la plus ancienne église coloniale de la ville, ancienne batisse jésuite construite en 1730, symbole de savoir et haut lieu de l'éducation.

 

Malheureusment pour nous, les plus beaux bâtiments occupés par l'Universidad de Buenos Aires ne sont pas accessibles à la visite. Et pire, nous nous retrouvons otages d'un groupe de... personnes d'un certain âge, obligés de nous coltiner le descriptif complet de chaque tableau et statue de l'église... 1 heure 30 d'un ennui mortel, dont nous rigolerons bien après coup.

Nous passons le reste de la journée à nous promener dans le barrio San Telmo, quartier plein charme et de caractère, aux rues pavées et aux vieux bâtiments coloniaux. 

Le dimanche est le jour du marché artisanal et d'antiquités de San Telmo, nous en profitons pleinement, puisqu'il nous reste quelques pesos argentins et que nous ne porterons plus nos sacs très longtemps.

Tout au bout de la rue Defensa, la Plaza Dorrego se donne des petits airs de Montmartre, les danseurs de tango en plus...

 

Sur la place, tout autour de nous, l'Argentin boit le mate et ça le fait !

Retour par les quais réhabilités de Puerto Madero, dans une ambiance grisâtre un peu lunaire, la faute à ce satané volcan chilien qui envoie ses cendres jusqu'ici, le bougre !!



J131 Lun 17/10
.

Retour à Puerto Madero, sous un magnifique soleil cette fois-ci, les cendres sont parties obscurcir d'autres cieux pendant la nuit.

Ce quartier de Buenos Aires est le plus récent et le plus recherché, depuis que les anciens entrepôts portuaires en brique et les docks ont laissé place à des restaurants banchés, à des lofts, à de petits immeubles cossus et à des bureaux.

Carlos Gardel, le père du tango argentin.

Les allées pavées longent l'eau où est amarrée la Fragata Sarmiento, l'ancien trois-mâts école et désormais musée où des générations d'officiers argentins ont fait leur classe.

 

Direction la Boca, le fameux quartier populaire et ouvrier, apparu progressivement au 19ème siècle avec l'immigration espagnole et italienne.

Nous attrapons quelques empanadas au passage, l'épicier prévenant nous met en garde sur les rues à éviter dans le coin, qui pour certaines ne sons pas très sûres. Avertis, nous filons vers la Bombonera, le stade mythique de l'équipe de la Boca Juniors, l'ancien club de Diego Maradona.

La Bombonera.

 

Puis nous intégrons le flot de touristes qui se déversent à El Caminito et dans les petites rues adjacentes.

 

 

Les maisons de tôles ondulées, peintes de toutes les couleurs, sont les héritages des anciens travailleurs de l'industrie bouchère et portuaire, qui utilisaient les surplus de peinture pour décorer les facades et égayer leur quartier. Malgré le monde, l'ambiance est agréable, entre les chanteurs et les danseurs de tango qui se laissent photographier pour quelques pièces.

Au retour, notre errance nous conduit dans le Parque Lezama où, tout autour de nous, l'Argentin boit le mate et ça le fait !

Quelques bus chromés de Buenos Aires.

Scènes de rue volées...

Trop dure, la vie de voyageur...


J132 Mar 18/10.

Notre matinée, pas très exhaltante, nous ramène à Retiro et plus particulièrement au consulat général français pour obtenir le laissez-passer de Camille, nécessaire à son retour sur le sol bleu-blanc-rouge. Sur la place Plaza San Martín, tout autour de nous, l'Argentin boit le mate et ça le fait !

De là, nous filons vers Congreso pour la visite guidée du théâtre Colón.

Construit en 18 ans à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, selon le modèle des bâtiments classiques européens et notamment des châteaux françois du 18ème, c'est une des plus belles salles d'opéra, de danse et de musique classique au monde. C'était même la seule de cette envergure dans toute l'hémisphère Sud jusqu'à la création de l'Opéra de Sydney en 1973.

La visite du cimetière de Recoleta, pourtant conseillée par tous les guides touristiques, ne nous emballe pas vraiment. Y sont enterrés nombres de dignitaires de la ville : anciens maires, présidents, politiques, célébrités... dont la fameuse Eva "Evita" Perón.

Ce soir là, nous rencontrons en pleine rue Anne-Pascale, interne de cancérologie à Toulouse et future collègue de Camille, de façon totalement improbable (plus de 3 millions d'âmes à Buenos Aires, je vous rappelle). Puis arrivés à l'hostal, nous faisons la connaissance de Domitille et Damien, originaires de Serre-Chevalier, qui connaissent notre copine Maud... Le monde est petit... et le Cabernet-Sauvignon est exquis !



J133 Mer 19/10.

Dernier journée de visite, demain sera la journée du grand départ...

Après un copieux petit déjeuner en se prélassant sur la terrasse, avec une vue ensoleillée sur les toits de Buenos Aires, après avoir mis à jour le journal de bord électronique sur l'iPhone, après avoir commencé la rédaction de l'article d'Ushuaia pour le blog, direction le Subte (le métro de B.A.) pour nous rendre à Palermo, un des quartier paraît-il les plus agréables de Buenos Aires.

Nous nous promenons dans le quartier branché de Palermo Viejo toute la matinée durant, découvrant les petites rues autour de la Plaza Serrano, temples de la mode et de la gastronomie nouvelle vague. La pause de 14 heures n'est d'ailleurs qu'une excuse pour une nouvelle découverte gustative, un râgout de boeuf à se damner !

L'errance tranquille se poursuit dans le barrio Palermo, peuplé par les classes moyennes qui aiment à se retrouver dans les nombreux parcs du quartier. Successivement, nous découvrons le Jardín Botánico Carlos Thays où de nombreux chats ont élu résidence à l'année ;

le Jardín Japonés et ses pelouses où nous faisons la sieste tout en observant un homme en costume 3 pièces s'entraîner à la pêche à la mouche sur un petit plan d'eau ;

et enfin l'immense Parque 3 de Febrero, où se cotoyent familles, étudiants, élèves des écoles d'art, amoureux des fleurs, du skate ou du canotage, et une foule d'oiseaux, le tout semble t-il en parfaite harmonie... Et tout autour de nous, l'Argentin boit le mate et ça le fait !

 

Nous passons notre dernière soirée sur le sol argentin à Desnivel, une authentique parilla de San Telmo, à nous envoyer un beau morceau de bidoche digne de ce nom.



J134-135 Jeu 20/10 et Ven 21/10.

Suite et fin.

Se lever aux aurores pour se recaler un peu sur le décalage horaire.

Bloguer en attendant le petit déjeuner, avec un thé dans une main et l'iPhone dans l'autre, le cul bien enfoncé dans le canapé de l'hostal.

Être mal réveillé, en oublier qu'on a pas enlevé ses lentilles de contact la veille au soir, porter ses lunettes par dessus et ne s'en rendre compte que 2 heures plus tard.

Prendre un dernier petit déjeuner sur la terrasse avec Damien et Domitille, y aller plein pot avec la dulce de leche.

Prendre son temps, un peu.

Finir de rédiger Ushuaia. Se dire putain c'était bien qu'est ce que j'y retournerai bien dans le Parque Nacional Tierra Del Fuego du bout du monde.

Ne plus, à la différence des jours précédents, ne plus du tout avoir envie de rentrer.

Faire son sac, une fois de plus, pour la Xième fois, une ultime fois.

Commander un taxi pour l'aéroport. Souhaiter qu'il n'arrive pas.

Saluer les visages connus, le coeur serré, en sachant qu'on ne les reverra probablement plus.

Souhaiter bonne chance à ceux qui commencent l'aventure, bon courage à ceux qui la terminent.

Se retrouver sans s'en rendre compte dans la rue, dans le taxi jaune et noir, sur l'autoroute, dans le terminal.

Se faire bloquer à l'immigration, se dire que c'est bien, tout compte fait. Puis finalement passer. Dommage.

Claquer les derniers pesos argentins en duty-free, dans des boutiques pleines de strass, de monde et de fric, avoir envie de gerber devant tout ça.

Bouffer des chips.

Décoller, arriver à Rio de Janeiro de nuit et ne rien voir de cette baie de rêve. Se dire : comme ça, pas de regret. Se dire qu'on est bien con de penser ça. Penser à autre chose pour ne plus y penser.

Dormir sur une banquette, en chargeant son téléphone.

Redécoller, pour pour Paris cette fois...

... et tomber le rideau.

[...]



Publié à 19:30, le 13 mai 2012, Buenos Aires
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En attendant Buenos Aires...

 

Dernier commentaire sur le Drôle de Monde...

 

J'ai copié les derniers articles de ton blog sur mon bureau, en espérant trouver le temps pour les lire à tête reposée et y mettre une petite touche écrite... Mais les jours passent, amenant avec eux gastro-entérites à Rota-virus, pleuro-pneumopathies, varicelles compliquées, bronchiolites à VRS, pyélonéphrites décapitées et le flot ininterrompu des parents angoissés-interrogatifs-chiants-rassurés-désespérés-compréhensifs mais sympathiques, pour la plupart.

 

Impossible de me remettre à écrire depuis le retour en France, il y a un frein à main bien serré sur mon inspiration, une espèce d'étau qui m'enserre le cerveau et m'empêche de revenir sur "tout ça"... Mais tout comme l'appétit vient en mangeant, j'ai l'impression que le fait de me plonger dans ton miroir uniterrien va me permettre, à moi aussi, de boucler la boucle...

 

Pour toi aussi, il aura fallu une maturation post-retour à la réalité-grosse claque dans ta gueule, des jours noirs, des moments difficiles, l'envie de gerber et ces larmes qui soulagent, ou pas. Je ne sais pas si tu en es totalement sorti, mais je trouve que tu te démerdes bien. T'avoir revu à Toulouse il y a quelques jours, le sac sur le dos et le pull en alpaca fièrement porté, si enthousiaste à l'idée de refaire la théorie de l'évolution à partir d'un pet de bactérie et de deux-trois virus, m'a confirmé que tu allais reprendre du poil de la bête et botter le cul à tes vieux démons... Ça prendra le temps qu'il faut, mais je ne suis pas inquiet. Puisse Mycobacterium ulcerans être avec toi, et avec votre esprit, Amen !

 

Pour le reste, ton bilan de voyage me fait vibrer : L’Argentine, le Chili, la Bolivie, Le Pérou...

Tous ces kilomètres parcourus, ces visages croisés, ces sommets admirés. Ces kilos de arroz con pollo aussitôt avalés, aussitôt métabolisés en cacamou. Ces centaines de patients, le long du Río Ucayali et des ses méandres. Toute cette poussière avalée sur des pistes pourries, à cahoter des heures durant. Ces montagnes, merde, ces montagnes belles à en pleurer. Rien que d'en parler, je sens tout mon parenchyme cérébral qui s'excite, qui s’emballe doucement puis de plus en plus vite, les souvenirs surgissent devant mes yeux, sans contrôle, ça défile à toute vitesse, quel merdier, que c'était BON, nom d'un P'tit Mougin !!!

 

Alors, oui, vivement 2018 et notre virée andine, vivement le retour à Huaraz pour cette p... de Cordillera Huayhuash, vivement un petit jaune sur la Canebière ou un pisse-mémé Rue des Petites Maries... Merci encore pour ces 3 semaines intenses dans TA jungle, et cette soirée mythique dans les rues désertes de Requena, à discuter avec un Péruvien sourd-muet bourré...

On remet ça quand tu veux !!!

 

Ton ami Barbichette

(et sa Bouclette, ravie par avance - ou pas ? - de nous servir de cuisinière sur les routes chiliennes).



Publié à 10:45, le 18 décembre 2011, Amérique du Sud
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